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Voici des voies d'apprentissage du métier de patron :
1. L'initiation la meilleure est un mélange de travail sur le terrain et de vie dans une autre entreprise. Est-il possible d'aller travailler au minimum pendant quelques semaines dans une entreprise qui est un modèle pour l'entreprise familiale?
2. Pour être guidé, encouragé, contrôlé, ... l'écoute et le suivi d'un "parrain" interne ou externe à l'entreprise sont une bonne idée.
3. Comme bien décider est très influencé par "qui je suis et quels sont mes réflexes naturels", c'est une bonne idée de passer des tests de personnalité ... dont les enseignements seront aussi utiles pour identifier et promouvoir les collaborateurs avec lesquels faire équipe.
4. Le candidat-repreneur va devoir trouver progressivement son propre style parce que reprendre une direction n'est pas reproduire un style de management mais inventer le sien.
5. Souvent l'autorité du fondateur de l'entreprise valait politique du personnel mais le repreneur - lui - doit gagner l'estime des collaborateurs et savoir les conduire. Se former aux techniques de recrutement et de sélection, aux attitudes qui favorisent le changement, aux bilans de compétence, ... est une nécessité absolue.
6. En affaires, tout est négociation c'est-à-dire l'art de s'appuyer sur les attentes et les ressources des autres pour obtenir et exprimer ce qui est bon pour l'entreprise. Augmenter ses talents de négociateur et de communicateur doit être au programme de l'initiation.
7. Plus l'entreprise se développe, plus les "papiers" deviennent importants : des conventions entre actionnaires, des rapports de conseil d'administration, des contrats avec des fournisseurs comme les banquiers, des audits de qualité, des soumissions publiques : le nouveau patron va-t-il lui-même maîtriser cet art de lire et de rédiger des "papiers" ou y a-t-il quelqu'un de fiable dans la maison pour les gérer?
8. Suivre un programme de formation en General Management qui met en contact avec les meilleures normes de gestion et offre l'occasion de se confronter à d'autres patrons.
9. En fonction de la taille de l'entreprise familiale, il y a des épreuves par lesquelles le repreneur devrait passer pour se sentir prêt comme dirigeant : piloter une nouvelle informatisation, conclure une négociation importante, gérer les relations bancaires, conduire un entretien de licenciement, ouvrir une filiale à l'étranger, ...
10. Avoir une vision du patron que l'on veut être dans trois ans facilite la sélection de ses formations et permet de pousser des collaborateurs à développer des compétences complémentaires aux siennes.
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