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Une fois que le cédant et le repreneur se sont mis d'accord sur le prix, le repreneur va devoir réunir les capitaux qui lui seront nécessaires pour financer son projet. Le montant emprunté, les intérêts y afférents ainsi que le mode de remboursement auront une influence décisive sur la réussite du processus de reprise.
Nous vous offrons ici quelques pistes de réflexion qui peuvent être utile dans le cadre du financement.
Trouver les financements nécessaires
Financer avec des fonds propres
La première étape consiste à définir le montant que l'entrepreneur peut investir personnellement dans le projet. Souvent, il sollicitera également ses proches. Dans le jargon, on parle des 3 F, Family (famille), Friends (amis) et Fools (fous).
L'apport personnel est indispensable pour prouver son implication dans un projet de reprise et gagner la confiance des autres financiers eurs. En effet, les banques souhaitent généralement que le repreneur s'engage lui-même pour au moins 30 %, voire 40 % ou 50 % du coût du projet.
Financer avec des fonds externes
1. Le capital à risque
Le capital-risque représente des actifs à risques qui sont mis à la disposition des entreprises. Plusieurs entreprises sont actives comme bailleurs de fonds sur le marché belge. La majorité d'entre elles font partie de la "Belgian Venturing Association".
La Région de Bruxelles-Capitale dispose elle aussi d'un bailleur de fonds public, appelé la Société Régionale d'Investissement de Bruxelles (SRIB). La S.R.I.B. a étendu en 2005 sa sphère d'investissement aux transmissions d'entreprises. Elle peut intervenir pour soutenir la transmission d'entreprises privées ayant leur siège social et leur siège principal d'exploitation dans la Région de Bruxelles-Capitale et ayant adopté la forme juridique d'une société anonyme ou d'une société privée à responsabilité limitée. Le groupe S.R.I.B. peut proposer différentes formules de financement visant à renforcer les capitaux permanents de l'entreprise rachetée ou celle de la structure qui effectue le rachat, notamment :
- souscription d'actions lors d'une augmentation de capital;
- souscription à l'émission d'un emprunt obligataire, convertible ou non;
- prêts subordonnés ou non;
- une combinaison des formules susmentionnées.
En apportant des fonds propres ou des quasi-fonds propres au projet de transmission, la S.R.I.B. permet donc sa réalisation compte tenu de l'effet de levier financier qu'elle induit.
Un autre type d'acteur qui a connu un franc succès ces dernières années sur le marché du capital-risque sont les bailleurs de fonds privés, également appelés 'Business Angels'. Il s'agit de particuliers, pour la plupart des entrepreneurs, qui souhaitent investir personnellement leurs fonds dans des projets d'entreprise prometteurs, et ceci dans différents stades de leur développement. Les réseaux de Business Angels essaient de faire entrer en contact de manière structurée les business angels et les entrepreneurs de projets intéressants qui sont à la recherche de fonds, entre autre dans le cadre d'une transmission d'entreprise. La région de Bruxelles-Capitale dispose également de son réseau de business angels, appelé Business Angels Connect.
2. Prêts bancaires classiques
Une transmission d'entreprises peut être financée par les organismes bancaires dès lors que l'entreprise rachetée présente une activité récurrente et rentable de même qu'une structure bilantaire satisfaisante. Les emprunts moyen et long terme constituent la formule la plus couante pour le financement de reprises de petites entreprises. L'entrepreneur va s'adresser aux banques, dont la plupart font partie de l'Association belge des Banques (ABB).
L'offre de crédits est très vaste. La durée du crédit dépendra en général de la durée économique des actifs à financer.
N'oubliez toutefois pas que la meilleure façon de convaincre un banquier consiste à :
- avoir un bon dossier : complet, précis, concis, clair, soigné et vendeur,
- être crédible en maîtrisant toutes les notions du dossier,
- être explicite sur la stratégie envisagée pour permettre de dégager le surcroît de rentabilité nécessaire pour faire face aux charges du crédit finançant l'opération,
- avoir préparé la négociation.
Dans certains cas l'entrepreneur peut s'adresser au B2E, une filiale de le Société Régionale d'Investissement de Bruxelles. Fruit d'un partenariat avec la Banque Européenne d'Investissement, B2E octroie des prêts destinés à financer les investissements, matériels ou immatériels, réalisés par les PME bruxelloises. Le financement des opérations de transmission sont également possible. Ces prêts se font en cofinancement avec les organismes de crédit pour un montant égal ou supérieur, faisant ainsi jouer un véritable effet de levier pour l'entreprise. Plus d'infos...
3. Les prêts subordonnés
Les prêts subordonnés, accordés par le Fonds de Participation, peuvent également aider à boucler le financement d'une reprise, tant par des personnes physiques que par des personnes morales. Un prêt subordonné est un prêt qui, en cas de mise en liquidation, ne doit être remboursé qu'après indemnisation de tous les autres créanciers. Il offre donc une plus grande sécurité que les emprunts ordinaires. Le Fonds de participation est une institution fédérale qui peut octroyer de tels prêts à des conditions intéressantes aux entrepreneurs qui se trouvent dans des situations spécifiques. Selon la situation de l'entrepreneur, il peut entre autre faire appel au prêt starteo, au prêt optimeo ou au prêt lancement.
Et les garanties...
En principe, les banques ne prêtent pas à un repreneur sans exiger des garanties :
- - d'abord sur les biens financés : hypothèque s'il y a des murs rachetés lors de la reprise, nantissement du fonds de commerce, nantissement des parts sociales ou actions dans le cas d'une reprise de société,
- - ensuite, selon le cas, par une ou des cautions personnelles.
Un outil très intéressant dans ce contexte est le Fonds Bruxellois de Garantie . Cet organisme public peut sous certaines conditions aider à obtenir les garanties nécessaires afin que l'accès au crédit bancaire ne soit pas refusé.
Le paiement par étapes
Dans le cadre d'une cession d'actions ou d'une transmission de fonds de commerce, il peut être envisagé de payer le prix en différentes étapes. Différents scénarios peuvent être envisagés. Plus d'infos ...
Un financement alternatif : MBO/LBO
C'est au moyen d'un MBO ("rachat d'entreprise par le management") que la reprise d'une entreprise familiale peut être réalisée par ses cadres ou dirigeants. La reprise dans le cadre d'un MBO, en ce qui concerne l'aspect du financement, présente certaines particularités. Plus d'infos ...
Trouver des aides
La cession-transmission d'une entreprise peut être optimisée en bénéficiant d'une manière efficace des aides financières disponibles en Région Bruxelles-Capitale.
Les aides à la consultance
Vu la complexité de la transmission, il peut arriver qu'aussi bien le cédant que le repreneur souhaitent faire appel aux conseils d'un consultant externe. En effet, il peut souvent s'avérer intéressant de bénéficier de la vision objective d'un expert (introduire lien vers la liste des intermédiaires du site Brutrade) sur la situation.
Dans un tel cas, vous pourrez probablement bénéficier d'une intervention régionale équivalant à 50% des frais d'honoraires de ce consultant. Le consultant que vous avez choisi doit correspondre à certaines conditions, notamment :
- avoir minimum 2 ans d'activité ;
- être spécialisés dans le domaine concerné ;
- fournir une liste de références ;
- être indépendants vis-à-vis du bénéficiaire.
Le plafond de l'aide est de 25.000 €, avec un montant minimum de 1.000€.
Attention, il est crucial d'introduire votre demande dans les délais, c'est-à-dire préalablement au début de la mission envisagée. Plus d'infos ....
Les aides à la formation
Si vous envisagez de céder ou de reprendre une entreprise, il peut, dans certains cas, s'avérer nécessaire de suivre une formation spécifique sur la transmission d'une entreprise familiale, et ce aussi bien pour le cédant que pour le repreneur.
N'oubliez pas que la Région de Bruxelles Capitale peut, dans la majorité des cas, prendre une partie de ces coûts à sa charge. Il s'agit de formations données par des organismes externe. L'intervention est de 50 % avec un maximum de 7.500€.
Plus d'infos...
La prime au tutorat
Il s'agit de permettre l'engagement à temps plein, et la formation, d'un travailleur avec pour objectif de lui transmettre l'entreprise. Cette formation, appelée "tutorat", doit permettre au chef d'entreprise de transmettre les compétences spécifiques nécessaires à la fonction. L'intervention proposée consiste en une indemnité mensuelle forfaitaire de 1000€, portant sur une période de minimum 6 mois, et de maximum 12 mois. Une prime complémentaire de 1000€ s'étalant sur une durée équivalente est octroyée si l'entreprise est effectivement transmise dans les 12 mois suivant la fin du tutorat.
Plus d'info...
Il est important de savoir qu'il existe toute une série d'autres incitants. Ces aides peuvent provenir de pouvoirs publics à différents niveaux. Tant l'Union européenne que l'autorité fédérale, régionale, voire communale sont habilitées à octroyer des aides financières aux entreprises. Ces aides peuvent prendre des formes très diverses et peuvent concerner aussi bien les investissements que les démarches à l'exportation, les projets R&D, l'engagement et la formation de personnel.
Afin de vous aider à identifier les mesures qui s'appliquent spécifiquement à votre entreprise, l'Agence Bruxelloise pour l'Entreprise a développé une base de données des mesures de soutien et d'accompagnement destinées aux entreprises bruxelloises : http://www.ecosubsibru.be/. Ce site vous donnera, à l'issue d'un processus interactif, un aperçu des interventions qui vous sont accessibles.
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