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L'analyse économique de l'entreprise a pour but de :
- dégager les points forts et les points faibles de l'entreprise choisie, compte tenu de son environnement,
- fonder l'évaluation de l'entreprise et l'argumentation qui sera utilisée lors de la négociation,
- préciser les actions prioritaires à mener, en exploitant les points forts et en trouvant des remèdes aux points faibles,
- vérifier la cohérence entre l'entreprise convoitée et le projet personnel du repreneur.
Lors de la cession d'une entreprise, les intérêts du vendeur s'opposent bien souvent à ceux de l'acheteur à savoir que le premier présentera la mariée potentielle sous ses meilleurs atouts et en espérera un prix maximum alors que le second veillera à appréhender de manière objective l'entité cible et à payer le prix le plus bas possible.
Indépendamment du processus de détermination du prix, le repreneur doit absolument obtenir une vision claire de l'entité ou des activités reprises. Il serait déraisonnable de limiter l'opération d'évaluation au simple examen des comptes.
Due diligence
Généralement, le repreneur fera procéder par un spécialiste à une "due diligence". Cette démarche consiste à inventorier les éléments du patrimoine de l'entreprise ainsi que tous les risques et incertitudes auxquelles elle est ou pourrait être confrontées. Lors d'une reprise d'une société, nous pourrions citer à titre d'exemple:
- existence de frais activés et non encore amortis;
- existence d'immobilisations incorporelles (goodwill, brevets, licences, etc.) pour des valeurs comptables supérieures à leur valeur d'utilité pour l'entreprise ou à la valeur de marché;
- existence d'immobilisations corporelles (terrain, bâtiment, matériel, véhicules, ...) pour des valeurs comptables supérieures à leur valeur d'utilité pour l'entreprise ou à la valeur de marché;
- existence de surévaluation de stocks (stocks obsolètes, prix de revient gonflés, etc.);
- existence de créances dont le recouvrement pourrait être compromis;
- existence de litiges ou de risques sociaux, fiscaux, juridiques, environnementaux insuffisamment ou non provisionnés;
- existence de dettes envers les fournisseurs non enregistrées;
- existence de clauses contractuelles particulières envers des membres du personnel (bonus, assurance groupe, etc.);
- existence de règles d'évaluation non pertinentes et appliquées de manière non constante;
- etc...
Complémentairement, le repreneur analysera le portefeuille clients et contrats avec ces derniers, les contrats avec les fournisseurs, la composition du personnel et les conditions salariales qui y sont liées, les ratios financiers et opérationnels clés de l'entreprise comparés à son secteur ou à des entreprises comparables, etc.
La reprise d'une activité ou d'une entreprise présente donc des risques indéniables. Il est essentiel de ne pas acheter un chat dans un sac et d'analyser de manière objective et réaliste la cible.
Le repreneur a donc tout intérêt à procéder ou à faire procéder à une "due diligence" car toute erreur d'appréciation pourrait avoir des conséquences financières dramatiques.
L'autodiagnostic de l'entreprise
Pour vous aider dans cette démarche, nous vous proposons de remplir cette check-list de 40 points qui vous permettra de faire un premier diagnostic l'entreprise. Pour chaque point, positionnez-vous, comme repreneur ou comme cédant, sur une des quatre propositions de réponses. Ensuite comparez, entre repreneur et cédant, vos réponses.
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